HYPOTHESE DE TRAVAIL PRELIMINAIRE
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- DIEU EST MUET, en d’autres termes: l’Ordre universel, le Logos, est, sans se préoccuper de l’ô. Le Verbe est ineffable ! Sa compréhension n’est pas donnée, même pas révélée. Les taoïstes ne disaient-ils pas « Le Tao que l’on peut dire n’est pas le Taô pour toujours ». De même, dans le mythe chrétien, le seul interdit posé Par Dieu à Adam est qu’il ne doit pas toucher aux fruits de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal.
FORMULE : GOD = NO PUSH - et L’HOMME EST SOURD, en d’autres termes: si, d’origine, la compréhension de l’Ordre universel (fut-il immanent ou transcendant) n’est pas donnée à l’ô noyé dans sa dimension accidentelle ( contraire d’essentielle) et dans « le petit calcul » ( contraire du « grand calcul », de la dimension essentielle selon Diel), l’ô, par ailleurs, ne se préoccupe pas spontanément/ ne dispose pas, en version standard, des outils pour accéder à une compréhension/intuition de l’Ordre.
FORMULE: MAN = NO PULL - alors DU DOUBLE HANDICAP NAIT LE MYSTERE, en d’autres termes : de la noncommunication spontanée entre les deux parties naît la notion de mystère, à savoir (sachant que la pulsion/dimension spirituelle est une des trois pulsions/dimensions de l ‘ô, avec la sexualité et la matérialité) que l’ ô, se sachant mortel et notant la manifestation de la divinité dans l’organisation même de la vie, de la réalité et de sa légalité (justice immanente et loi d’ambivalence), ne peut se sevrer du besoin de comprendre, de percer le Mystère. Et, face au Mystère, L’O SE RACONTE DES HISTOIRES didactiques, lors naît le mythe explicatif et son vocabulaire, le symbole.
- DIEU EST MUET, en d’autres termes: l’Ordre universel, le Logos, est, sans se préoccuper de l’ô. Le Verbe est ineffable ! Sa compréhension n’est pas donnée, même pas révélée. Les taoïstes ne disaient-ils pas « Le Tao que l’on peut dire n’est pas le Taô pour toujours ». De même, dans le mythe chrétien, le seul interdit posé Par Dieu à Adam est qu’il ne doit pas toucher aux fruits de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal.
COMMENTAIRES SUR LE TITRE
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- origines: la temporalité est absente de toute notion essentielle (la blague voltairienne de l’horloger ne renvoie qu’à la bonne organisation « mécanique » du monde). La notion d’origine ne peut donc référer qu’à un rapport de causalité: quelle est la cause du Mal ? Chez l’ ô au jour le jour (petit calcul, dimension accidentelle) et quelle en est la représentation dans le mythe.
- Mal: la notion de Mal découle/dépend de l’interprétation du Logos pour laquelle on opte. L’option transcendante n’ayant pas sa place ici, l’option immanente (« il n’est rien que ce qui est, réellement ») ramène la notion de Mal au « mal que l’on se fait à soi-même en ne respectant pas le sens de la vie ». De fait, si le travail de l’honnête ô est de fonder l’éthique de son existence, sa morale est proportionnelle à l’adéquation entre le petit calcul (agissements au jour le jour) et le grand calcul (son rapport au sens de la vie). On évoquera pas ici le mal absolu, notion abstraite renvoyant à la contre-nature, l’antéchrist, dont on ne pourrait (ici encore) que donner des exemples imagés. Qui a dit que la Mal Absolu c’est « quand les roses de votre jardin se mettent à chanter réellement’?
- mythe: il aurait dès lors mythe dès qu’il y a création sous forme symbolique d’une narration destinée à expliquer l’ô à l’ô. Exemple: pour expliquer la cruauté/voracité à ma fille, je lui raconte une histoire d’ogre (non pas pour qu’elle croit aux ogres mais pour qu’elle se représente, avec ses moyens d’enfant, une notion abstraite nécessaire à sa morale)
- symbole: unité signifiante du mythe, rien de plus. Donner au symbole une valeur autre que signifiante reviendrait à prêcher que Marie s’est bel et bien fait féconder dans l’oreille gauche par l’archange Gabriel, c’est à dire, le pire des littéralisme
- réalité: ambivalente, la réalité est cette matière multiple où nous vivons, pénétrée de l’esprit organisateur. La réalité est multiple dans ses manifestations, l’accidentel est un labyrinthe de par sa multiplicité. Le travail moral est d’y distinguer les manifestations de l’esprit, les lignes directrices qui témoignent de l’ordre et de guider son comportement en
conséquence.
DEVELOPPEMENT (BREF)
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- Tout ceci étant posé, le Mal, ramené à sa dimension humaine est relatif ! Il est proportionnel à l’inadéquation entre l’activité de l’ô et son niveau de conscience de l’Ordre (Nietzsche: « on a la morale qui s’accorde à sa puissance »). L’ô commet donc simplement des fautes lorsqu’il agit à l’encontre de l’ordre. Par ailleurs, il serait impensable qu’un ô soit en parfaite adéquation avec la divinité en ce que son niveau de conscience n’est jamais suffisant, la tolérance est donc de rigueur envers la faute (propre!).
- Le Wu Wei (non-agir) des taoistes chinois pourrait en fait se résumer à « ne pas agir à l’encontre de l’ordre des choses ».
- Qu’est-ce qui pousse alors l’ô à ne pas respecter l’ordre des choses ? Quelle est lors l’origine du mal ?
On a défini le comportement moralement acceptable comme celui où l’individu s’efforce au mieux de ses moyens d’accorder son activité avec le monde ; le comportement immoral pourrait se résumer à l’inverse : ce serait celui où l’activité de l’individu implique que le monde se plie à l’individu. En d’autres termes, la vanité (« une trop bonne opinion de soi-même en désaccord avec l’activité »). Mythiquement, s’identifier à Dieu où lui voler ses attributs (Prométhée, Adam). - Que dit le mythe ?
Pour mémoire, le mythe, comme toute narration symbolique, met en scène un héros (auquel celui qui prend connaissance du mythe doits ‘identifier) qui/ait l’écolage de la vie aux travers d’épreuves ritualisées/symboliques qui lui permettront d’accéder à l’âge mûr. Au-delà du « Vanité, tout est vanité » de l’Ecclésiaste, le mythe chrétien raconte l’apparition du mal dans l’histoire d’Adam (= l’ô). Vivant dans l’homéostase psychologique parfaite, le Paradis Terrestre, l’ô se voit simplement interdire l’arbre de la connaissance du bien et du mal; cédant à une proposition du Serpent ( symbôle représentant traditionnellement la vanité dans le mythe, cfr. Chez les Grecs la chevelure d’Euryale faite de serpents), il vole un fruit de l’arbre bien nommé et se voit punir pour la première faute de l’histoire des fruits et légumes.
Chez les Grecs, Persée, le héros, doit affronter la Méduse et ne peut vaincre ce symbole de vanité (pétrifiante si on la regarde de face) qu’au travers d’un bouclier miroir offert par Zeus (la divinité, esprit). Il la décapite et du cou sanglant naît Pégase, symbole de sublimation des désirs terrestres.
EN CONCLUSION
Quelle vanité d’avoir pensé, dans le mythe fondateur, qu’il était possible de voler simplement le « Mot de Maître ». Voler, c’est à dire « faire sien sans travail ». Hors, de fautes commises en fautes évitées, l ‘ô se fait plus fort à chaque décision, à chaque effort d’amélioration, plus prêt à accepter sa condition d ~ ô ( de « pécheur ») et à pressentir l’ordre immanent.
Son travail accidentel n’a pas de plus belle dimension que, à chaque coup de ciseau, mieux s’ajuster à ce qu’il a appris à connaître du Verbe.
Il n’a de guide pour cet apprentissage que l’héritage des histoires et des rituels qu’à chaque avancée il va devoir élucider (c’est à dire saisir le sens au travers de la forme).
La vie plus morale implique l’élucidation du mythe et de ses symboles. A ce titre, on peut affirmer que le mythe est biodégrable.
