20231215 – Planche musicale n°30

Temps de lecture : < 1 minute

Rituel de base

 

Entrée de la COD LULLY, Jean-Baptiste (1632-1687)  : Alceste, LWV 50: Marche des Combattans (1674)
Reconnaissance des Frères MANCINI, Henry (1924-1994) : Trail Of The Pink Panther (Main Theme)
Ouverture des travaux BRAHMS, Johannes (1833-1897) : Sechs Klavierstücke, Op. 118: II. Intermezzo in A Major
Ambulatoire POULENC, Francis (1899-1963) : Les Biches, FP 36: Adagietto
Ambulatoire conférencier ALKAN, Charles-Valentin (1813-1888) : 48 Esquisses, Op. 63, Book 1: No. 5, Les initiés
Intermède conférencier JUNKIE XL (né en 1967) : Mad Max – Storm Is Coming
Méditation post-conférence EINAUDI, Ludovico  (né en 1955) : Natural Light
Conclusions de l’Orateur HAENDEL, Georg Friedrich (1685-1759) : Rinaldo, HWV 7: Lascia ch’io pianga (Arr. for Piano)
Sac aux propositions etc. PETITGIRARD, Laurent (né en 1950) : Maigret et le corps sans tête
Clôture des travaux BRAHMS Johannes (1833-1897) : Clarinet Quintet in B Minor, Op. 115: II. Adagio
Sortie du Temple JOBIM, Antônio Carlos (1927-1994) : Les eaux de mars

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La leçon des trois petits cochons

Temps de lecture : 2 minutes

Cette histoire apparemment simple contient une allégorie profonde qui nous invite à réfléchir sur les différents états Compagnonniques ou degrés maçonniques et les vices que nous devons surmonter sur notre chemin vers la lumière.

Dans cette histoire, les trois petits cochons représentent les trois états Compagnonniques : l’Apprenti, l’Aspirant et le Compagnon ou chez les Maçons l’Apprenti, le Compagnon et le Maître. Chacun d’eux fait face à la construction de son propre temple ou habitation, symbolisant le développement de ses connaissances et de ses vertus spéculative inlassablement référencées dans le Compagnonnage ou la franc-maçonnerie.

Le premier petit cochon, représentant le degré d’Apprenti, construit sa maison de paille, représentant la fragilité même de ses connaissances naissantes. Comme l’apprenti maçon, ce petit cochon fait face à la tentation, personnifié par le grand méchant loup qui le traque constamment, le loup, personnifiant les vices inhérents à l’être humain, souffle et renverse la maison de paille, nous rappelant que nous devons être vigilants et renforcer nos fondations pour résister aux tentations qui peuvent nous détourner de notre chemin vers l’épanouissement.

Le deuxième petit cochon, l’aspirant chez les uns ou le Compagnon chez les autres, construit sa maison en bois, symbolisant un plus grand degré de connaissance et de force. Cependant, le loup vicieux parvient également à démolir cette demeure, car l’aspirant ou le compagnon chez les maçons est un état intermédiaire entre le matériel et le spirituel, et bien que l’étincelle du bâtisseur soit née en lui, les vices vivent toujours, ce qui nous rappelle l’importance de continuer à grandir en sagesse et en vertu pour faire face aux défis qui se présentent dans la vie.

Enfin, le troisième petit cochon, le compagnon dans le Compagnonnage ou le Maître chez les maçons, construit sa maison de briques, représentant la solidité des connaissances acquises et les vertus qu’il a acquises tout au long de son parcours maçonnique. Ce petit cochon démontre l’importance de persévérer dans notre développement personnel et spirituel, en résistant aux tentations des vices qui ne sont autres que l’ignorance, l’hypocrisie et l’ambition représentées dans le loup.

Cette allégorie nous enseigne que, comme les petits cochons, nous devons renforcer notre demeure intérieure, notre caractère et nos vertus, pour résister aux attaques des vices dans notre vie quotidienne.

Les vices, personnifiés par le loup dans l’histoire, représentent les obstacles que nous devons surmonter sur notre chemin et à l’intérieur de nous-mêmes, là où les batailles les plus intenses ont lieu en tant qu’êtres humains et en tant que compagnon ou francs-maçons.

En conclusion, Les Trois Petits Cochons nous rappellent que les différents états en compagnonnage ou les degrés maçonniques représentent un chemin de croissance et d’amélioration personnelle, pour le collectif et que nous devons être attentifs aux vices qui peuvent saper nos efforts. Allons de l’avant, chers frères et sœurs, en construisant nos maisons avec solidité et vertu, en nous souvenant toujours que la vraie force réside en nous et dans notre capacité à résister aux vices. Puisse cette histoire nous inspirer à persévérer sur notre chemin compagnonnique ou maçonnique et à travailler ensemble pour un monde plein de sagesse, de fraternité et de droiture.

Auteur non-identifié

20231201 – Planche musicale n°29

Temps de lecture : < 1 minute

Rituel de base

 

Entrée de la COD WILLIAMS, John (né en 1932) : The Imperial March (Darth Vader’s Theme)
Reconnaissance des Frères WILLIAMS, John (né en 1932) : Secrets of the Castle (Harry Potter)
Ouverture des travaux MENDELSSOHN, Felix (1809-1847) : Piano Concerto No. 1 in G Minor, Op. 25, MWV O7: II. Andante
Ambulatoire GLASS, Philip (né en 1937) : Metamorphosis: Three
Ambulatoire conférencier SAINT-SAËNS, Camille (1835-1921) : Le Carnaval des Animaux, R. 125: VII. Aquarium
Méditation post-conférence RAVEL, Maurice (1875-1937) : Daphnis et Chloé, M. 57 / Première partie: Danse religieuse – Modéré
Conclusions de l’Orateur BEETHOVEN, Ludwig van (1770-1827) : Sonata For Violin And Piano No. 5 In F, Op. 24 – « Spring »: 2. Adagio molto espressivo
Sac aux propositions etc. DIABATE, Sidiki (né en 1992) : Rachid Ouiguini
Clôture des travaux PÄRT, Arvo (né en 1935) : Variationen zur Gesundung von Arinuschka (1977)
Sortie du Temple Traditionnel : La Cucaracha

 

20231127 : Notre prochaine Ten:.

Temps de lecture : < 1 minute

MMTTCCFF:.,

Nous nous retrouverons le vendredi 1er décembre à 19h30 pour assister à la Pl. intitulée « Tout va bien, mon enfant est transgenre » par le F :. Salvatore M. de la PIER.
L’Atel:. s’est enrichi de deux nouveaux maillons dont ce sera la première Ten:., nous nous réjouissons de vous retrouver nombreux pour accompagner leurs débuts.
Pour la COD,
Amitiés fraternelles.

20231118 – Planche musicale n°28

Temps de lecture : 2 minutes

Initiation au Grade d'Apprenti

 

Entrée de la COD BEETHOVEN, Ludwig van (1770-1827) : Marche maçonnique
Reconnaissance des Frères BRITELL, Nicholas (né en 1980) : Rondo (générique de la série Succession)
Ouverture des travaux MOZART, Wolfgang Amadeus (1756-1791) : Adagio for Two Clarinets and Three Basset Horns in B-Flat Major, K. 411
Attente 01 PÄRT, Arvo (né en 1935) : Spiegel im spiegel
Attente 02 RACHMANINOFF, Sergei (1873-1943) : Vocalise, Op. 34, No. 14 (Arr. for Cello and Piano)
Attente 03 MOZART, Wolfgang Amadeus (1756-1791) : Divertimento In D, K.136: 2. Andante
1er voyage SHOSTAKOVICH, Dmitri (1906-1975) : Symphony No. 10 in E Minor, Op. 93: II. Allegro – Live At Symphony Hall, Boston / 2015
  Bruitage de vent
2ème voyage MAHLER, Gustav (1860-1911) : Symphony No. 10: II. Scherzo. Schnelle vierteln
  Bruitage d’eau
3ème voyage FINZI, Gerald (1901-1956) : Introit, Op. 6
  Bruitage de feu
Préceptes HAYDN, Franz-Joseph (1732-1809) : Keyboard Concerto in G Major, Hob. XVIII:4, Arr. for Accordion and Chamber Orchestra: II. Adagio cantabile
Que la Lumière soit ! SAINT-SAËNS, Camille (1835-1921) : Symphony No. 3 In C Minor, Op. 78 « Organ Symphony »: 2b. Maestoso – Più allegro – Molto allegro
Préceptes RAMEAU, Jean-Philippe (1683-1764) : Les Boréades, RCT 31, Acte IV, Scène IV: Entrée pour les Muses, les Zéphyres, les Saisons, les Heures et les Arts
  DVORAK, Antonin (1841-1904) : Symphony No. 9 in E Minor, Op. 95, B. 178, « From the New World »: II. Largo – Un poco più mosso
  BORODINE, Alexandre (1833-1887) : String Quartet No.2 in D major: Notturno: Andante
  BEETHOVEN, Ludwig van (1770-1827) : Septet in E-Flat Major, Op. 20: II. Adagio cantabile
  BEETHOVEN, Ludwig van (1770-1827) : Symphony No. 6 in F Major, Op. 68, « Pastoral »: II. Scene am Bach (Andante molto mosso)
Conclusions Orateur NYMAN, Michael (né en 1944) : Big my Secret
Sac aux propositions et Tronc de solidarité VENUTI, Joe (1903-1978) : Wasting My Love on You
Clôture des travaux RAMEAU, Jean-Philippe (1683-1764) : Castor et Pollux, RCT 32, Acte I, Scène III: Prélude – Air accompagné « Tristes apprêts »
Sortie du Temple DYLAN, Bob (né en 1941) chanté par Bryan Ferry : Knockin’ on Heaven’s Door

 

BnF : La franc-maçonnerie (exposition virtuelle, 2016)

Temps de lecture : 7 minutes

Le fonds maçonnique de la Bibliothèque nationale de France

 

Des documents d’une grande valeur

Cette exposition est l’occasion de présenter au public un certain nombre de documents extraits du fonds maçonnique conservé au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. La richesse et l’intérêt de cet ensemble étonnant, atypique, sont peut-être encore méconnus, bien que de plus en plus de chercheurs chaque année, notamment des historiens, et en général de plus en plus d’universitaires demandent à le consulter pour les études les plus sérieuses. Il faut tout d’abord signaler que ce fonds maçonnique est l’un des plus importants au monde. Il l’est par sa taille d’une part (environ mille mètres linéaires), par la valeur des documents qui y ont été rassemblés depuis son entrée à la Bibliothèque nationale, en 1945, d’autre part. Un bref historique est nécessaire pour rappeler les circonstances, liées aux grands événements d’une époque, dans lesquelles le fonds maçonnique du département des Manuscrits s’est constitué.

La confiscation des archives maçonniques sous Vichy

Fin 1940, à la suite des mesures prises contre les sociétés secrètes par le gouvernement de Vichy, les archives des obédiences furent raflées en masse et déposées pour l’exploitation qu’on sait par les services de Bernard Faÿ, d’abord dans les locaux du Grand Orient de France, puis en 1944 à la Bibliothèque nationale. À la fin de la guerre, quand il fut question de rétrocéder leurs archives aux obédiences, le Grand Orient de France jugea que ses locaux sinistrés n’étaient plus en mesure d’abriter la totalité des siennes dans les conditions requises pour leur bonne conservation. Il fut donc décidé, par un contrat passé entre le grand maître, Arthur Groussier, et l’administrateur de la BN, Jean Laran, le 14 septembre 1944, que toute la partie des archives allant des plus anciennes (1735) à 1851 resteraient – assez naturellement puisqu’elles y étaient déjà – à la Bibliothèque nationale. Ce n’était pas fini, car en 1954, le 8 décembre, un premier avenant au contrat fut signé à nouveau entre le GODF et la BN afin qu’à la suite du premier don un deuxième fût fait par l’obédience de ses archives allant de 1852 à 1875. Le dernier avenant en date est celui qui fit entrer à la Bibliothèque nationale de France en 2001 les archives du Grand Orient de France couvrant la période 1876-1900. L’apport du Grand Orient de France dans la constitution du fonds maçonnique est donc, on le voit, premier, et primordial. D’autant que le contrat passé en 1944 reste ouvert. Il ne faut pas oublier cependant d’autres apports moins importants numériquement, mais dont la valeur historique et l’intérêt pour les chercheurs ne sont assurément pas moindres.

Les dons

Outre les archives centrales du Suprême Conseil restées à la Bibliothèque nationale en vertu du premier accord de septembre 1944 – dont on voit qu’il fut signé aussi par la Grande Loge de France pour cette partie de ses archives –, on doit citer les principaux ensembles entrés au fil des années, par dons ou par achats, au département des Manuscrits pour le fonds maçonnique.
Dans l’ordre chronologique, sont entrées par don, en 1979, la collection d’archives maçonniques de Jean Baylot (fondateur en 1964, à la Grande Loge nationale française, de la loge de recherche Villard de Honnecourt) ainsi que sa bibliothèque. Ce don a notablement enrichi le fonds maçonnique d’un ensemble iconographique (gravures, aquarelles, recueils), qui contenait l’extraordinaire « Géométrie du maçon », de François-Nicolas Noël, qui est d’ailleurs un des clous de l’exposition.

Le « fichier Bossu »

Arrivé par legs en 1987, le « fichier Bossu » est l’une des grandes attractions du fonds maçonnique de la Bibliothèque nationale de France. Ses plus de cent trente mille petites fiches brunes, aujourd’hui numérisées et accessibles en ligne, sont plébiscitées par les chercheurs de tout poil. Son auteur, lui, y aura consacré sa vie entière. Jean Bossu était maçon à la Grande Loge nationale française, et ami de Jean Baylot. Il eut d’ailleurs accès à la collection de celui-ci avant qu’elle n’entre dans les fonds publics. Pour constituer ses fiches, nominatives, il a commencé avant 1945 par sonder les collections de brochures anciennes, ainsi que les archives et les bibliothèques des départements. Après 1945, il puisa dans les archives du Grand Orient données à la BN. Le « fichier Bossu » est réputé exhaustif, compte tenu en tous les cas des sources actuellement accessibles, jusqu’en 1850. Les maçons les plus célèbres y sont répertoriés, ainsi que les détails de leur carrière maçonnique, à côté de personnages illustres dont l’appartenance à la franc-maçonnerie n’est pas confirmée, d’inconnus, et enfin de tous les maçons français rencontrés par Jean Bossu au fil des archives qu’il dépouilla systématiquement. Le dernier apport de taille (et le mot n’est pas vain) à signaler au fonds maçonnique de la BnF est l’énorme et précieux fonds de la Revue internationale des sociétés secrètes, magistralement étudié et classé par Emmanuel Kreis. Témoins exceptionnels de l’antimaçonnisme allié à l’antisémitisme en France au début du XXe siècle, les archives de Mgr Jouin, fondateur en 1912 de la fameuse Revue internationale des sociétés secrètes, qui traque sans relâche ce qu’elle appelle le « complot judéo-maçonnique », notamment dans l’entre-deux-guerres, y côtoient les archives de la Revue et celles de la Ligue franc-catholique. S’y ajoute une bibliothèque considérable non seulement par la quantité des ouvrages qu’elle rassemble, mais aussi par l’extrême rareté de certains des volumes, monographies ou périodiques, notamment étrangers, qu’elle recèle.

Le classement des archives maçonniques

Cette nébuleuse, dont la nature de type « archives » resta longtemps atypique pour le département des Manuscrits, s’organise matériellement en une dizaine de grandes séries : « FM1» pour les archives centrales des obédiences (Grand Orient de France, Suprême Conseil) ; « FM2 », la série la plus consultée, pour la correspondance des loges avec les obédiences, qui contient par exemple les très courus « tableaux » qui indiquent chaque année la liste des membres de la loge ; « FM3 » pour les registres, notamment de procès-verbaux des tenues de loge (livres d’architecture) ; « FM4 » pour les rituels ; « FM5 » pour les diplômes (diplômes personnels et « patentes » pour l’installation des loges) ; « FM6 » pour les archives des historiens de la franc-maçonnerie ; « FM7 » pour l’antimaçonnisme ; « FM8 » pour les obédiences autres que le Grand Orient de France, et notamment les obédiences étrangères ; « FM9 » pour la documentation sur la franc-maçonnerie ; « FM-Iconographie » pour tous les documents iconographiques ; « FM-Photos » pour tous les documents photographiques ; « FM-Musique » pour les documents musicaux ; « FM-Imprimés » pour le fonds, très considérable, et notamment alimenté par le dépôt légal, des imprimés traitant de franc-maconnerie. Du côté des outils mis à la disposition des chercheurs pour son exploitation, le fonds maçonnique du département des Manuscrits entre peu à peu dans le XXIe siècle. L’indispensable « fichier Bossu » est numérisé et accessible en ligne, de chez soi, à partir du site Web de la BnF, depuis 2013. Une partie des inventaires, essentiellement pour les séries « FM1 » (accessible intégralement) et FM2 (accessible en partie), est visible dans le catalogue BnF Archives et Manuscrits. Le reste, qui n’est encore consultable par le public que sous la forme d’un fichier manuel en salle de lecture, fait l’objet d’un projet de rétroconversion intégrale à court terme.
Le fonds maçonnique du département des Manuscrits est de plus en plus consulté et, depuis quelques années maintenant, par un public de plus en plus varié. Des seuls maçons auxquels son accès était réservé à l’issue du premier contrat de 1944, il s’est assez vite ouvert aux chercheurs, qui se sont multipliés, des universitaires spécialistes de l’histoire de la franc-maçonnerie aux particuliers curieux de leur généalogie, en passant par beaucoup d’historiens en général, notamment les biographes, parmi les plus sérieux et attachés aux domaines les plus divers. L’intérêt de ce fonds n’est donc plus à démontrer.

Deux donateurs du fonds maçonnique
Jean Baylot

Employé des postes et militant syndical actif au sein de la Fédération postale CGT, Jean Baylot (1897-1976) rejoignit, dès 1923, au Grand Orient de France, la loge La Fraternité des Peuples puis celle des Amis de l’humanité, dont il tint le premier maillet (1936-1938) avant d’être élu grand maître adjoint au cours des années 1950. Engagé très tôt dans la Résistance, il poursuivit ensuite une brillante carrière préfectorale (il fut préfet de police de 1951 à 1955). Influencé par les œuvres de Wirth et de Guénon, il créa, en 1954, une loge fortement empreinte de christianisme, L’Europe unie. Député indépendant de Paris après son ralliement au général de Gaulle, il refusa de suivre les consignes de vote du Conseil de l’ordre et passa, avec la majorité de son atelier, à la Grande Loge nationale française. Le grand maître Van Hecke lui confia aussitôt d’importantes fonctions : grand orateur (1961-1963) et grand maître provincial de Guyenne (1966-1968). Il fonda en 1964 une loge d’études et de recherches, Villard de Honnecourt, dont il fut le premier vénérable puis l’inamovible secrétaire et l’éditeur des Travaux. Il publia également, en 1968, son principal ouvrage historique, La Voie substituée, recherche sur la déviation de la franc-maçonnerie en France et en Europe. Appelé au Suprême Conseil pour la France en 1965, il servit aussi comme grand chancelier (1962-1973) puis grand prieur (1973-1976) du Grand Prieuré des Gaules.

Jean Bossu

Issu d’une ancienne famille vosgienne, fils d’un magistrat républicain franc-maçon, Jean Bossu (1911-1985) interrompit ses études de droit en raison d’une timidité maladive. Libre-penseur devenu compagnon de route du mouvement libertaire, il collabora à l’Encyclopédie anarchiste de Sébastien Faure. Journaliste à la Liberté de l’Est d’Épinal, il fut un des rédacteurs du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier tout en se consacrant surtout à l’élaboration d’un fichier exhaustif des francs-maçons français des origines à 1850. Après avoir sollicité son admission, il fut reçu, le 28 octobre 1961, par la loge rectifiée Marianne n° 75, fondée à Maubeuge par Jean Baylot pour accueillir les frères belges en quête de régularité. Affilié à L’Europe unie dès janvier 1962, il ne participa pas toutefois à la création de Villard de Honnecourt en raison de son éloignement géographique…

Le fonds maçonnique de la BnF est l’un des plus importants au monde. L’apport du Grand Orient de France dans sa constitution est premier, et primordial.

MOZART : La Flûte enchantée (K. 620) / Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen

Temps de lecture : 2 minutes

« Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen » (ou « Air de la Reine de la Nuit« ) est un air de l’opéra Die Zauberflöte (La Flûte enchantée) de W.A. Mozart. Chanté au second acte, scène 3, il est considéré comme l’un des airs les plus virtuoses de l’art lyrique. Le livret est d’Emanuel Schikaneder, ami de Mozart, qui a d’ailleurs joué le rôle de Papageno (baryton) lors de la 1ère représentation à Vienne, en 1791. Il dépeint l’accès de l’amour vengeur lors duquel la Reine de la Nuit (soprano colorature) donne un poignard à sa fille Pamina et lui donne l’ordre de tuer le grand-prêtre Sarastro, menaçant même de la renier si elle ne lui obéit pas. La première interprète de l’aria fut la belle-sœur de Mozart, Josepha Weber, alors âgée de trente-trois ans. Josepha avait une voix d’un registre extrêmement élevé et d’une grande agilité et sans doute, Mozart, familier de ses capacités vocales (et selon des rumeurs, ne s’entendait pas avec elle), a-t-il écrit cette grande aria à son intention (pour la mettre à l’épreuve !).

Une vengeance infernale brûle dans mon cœur ;
La mort et le désespoir flamboient autour de moi !
Si Sarastro ne meurt pas de tes mains,
Tu ne seras plus ma fille !
Tu seras répudiée à jamais,
Abandonnée à jamais,
À jamais seront rompus entre nous
Tous les liens de la nature,
Si Sarastro ne périt pas de tes mains !
Entendez! Entendez ! Entendez, Dieux de Vengeance !
Entendez le serment d’une mère !

Résumé de l’opéra : le Prince Tamino est chargé par la Reine de la Nuit d’aller délivrer sa fille Pamina des prisons du mage Sarastro, présenté comme un tyran. Guidé par les trois Dames de la Reine et accompagné de Papageno, un oiseleur dont la personnalité contraste avec la noblesse et le courage de Tamino. À Papageno revient un carillon et à Tamino une flûte magique – deux instruments qui les aideront dans leur périple. Mais Tamino découvre au cours de son voyage que les forces du mal ne sont pas du côté de Sarastro mais de celles de la Reine de la Nuit : cette dernière est prête à tout pour se venger de Sarastro, qu’elle déteste. Le parcours, truffé d’épreuves, de Tamino pour délivrer et conquérir Pamina, les mène tous deux, vers l’amour et la lumière, sous la sagesse bienveillante de Sarastro. La Reine de la Nuit et sa suite finissent anéanties.

d’après LYRICSTRANSLATE.COM

Remerciements à l’encyclopédie wallonica.org

CHEVALIER J. et GHEERBRANT, Dictionnaire des symboles (2000)

Temps de lecture : < 1 minute

« C’est trop peu de dire que nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. De la psychanalyse à l’anthropologie, de la critique d’art à la publicité et à la propagande idéologique ou politique, sciences, arts et techniques essaient de plus en plus aujourd’hui de décrypter ce langage des symboles, tant pour élargir le champ de la connaissance et approfondir la communication que pour apprivoiser une énergie d’un genre particulier, sous-jacente à nos actes, à nos réflexes, à nos attirances et répulsions, dont nous commençons à peine à deviner la formidable puissance. Des années de réflexions et d’études comparatives sur un corpus d’informations rassemblées par une équipe de chercheurs, à travers des aires culturelles recouvrant la durée de l’histoire et l’étendue du peuplement humain, les auteurs ont tenté de donner à voir le cours profond du langage symbolique, tel qu’il se ramifie dans les strates cachées de notre mémoire. Chacun sentira bien l’importance de ce Dictionnaire. Plus de mille six cents articles, reliés par des comparaisons et des renvois, souvent restructurés à la suite d’une longue maturation, permettent de mieux approcher la nudité du symbole, que la raison dans sa seule mouvance ne parviendrait pas à saisir. Cette somme unique ouvre les portes de l’imaginaire, invite le lecteur à méditer sur les symboles, comme Bachelard invitait à rêver sur les rêves, afin d’y découvrir la saveur et le sens d’une réalité vivante… »

Ce titre est disponible sur le site commun des librairies indépendantes de Wallonie-Bruxelles, cliquez ici…

GOB – Grand Orient de Belgique

Temps de lecture : 2 minutes

« Il ne peut exister d’Obédience sans Loges, tout comme il ne peut exister de maçon sans Loge. Les francs-maçons se réunissent dans des Ateliers appelés aussi Loges, au sein desquels chaque franc-maçon apporte sa connaissance et son expérience afin de travailler au perfectionnement moral et intellectuel de tous ses Frères. Le travail est collectif, c’est lui qui fait vivre la Loge. Chaque Loge a son caractère, ses spécificités, ses qualités.

Les rencontres sont basées sur les principes de la libre expression et du libre examen, de sorte que l’analyse et la discussion soient possibles sans arrière-pensées et sans partialité. Le respect pour toute opinion désintéressée et honnête garantit la profonde fraternité liant tous les francs-maçons.

Dans leur diversité, les Loges sont souveraines : ce sont elles et non un groupe d’hommes donnés qui décident et prennent la responsabilité de procéder à l’initiation maçonnique. C’est la Loge souveraine qui confère la qualité de maçon à ses membres et assure la régularité des travaux ainsi que par le lieu de ses réunions.

La Loge n’est pas une forme, ni un esprit, elle est une structure évolutive résultant des réflexions de ses membres et des modifications de sa composition. Une Loge est tout à la fois porteuse d’une tradition initiatique et partie prenante de son temps. La Loge décide de la manière dont elle veut vivre et travailler, dans le respect des rituels, traditions, statuts et règlements du Grand Orient de Belgique… »

Le Grand Orient de Belgique, fédération de toutes les Loges qui en dépendent est la structure qui gère et représente l’Ordre. Toutes les Loges du Grand Orient de Belgique travaillent aux trois degrés symboliques : ceux d’Apprenti, de Compagnon et de Maître et elles ne constituent en aucun cas une structure hiérarchique.

20231118 : Report du Bandeau de Mr PH

Temps de lecture : < 1 minute

MMTTCCFF,
Pour des raisons indépendantes des volontés de chacun le Bandeau de Mr PH ne pourra pas avoir lieu ce jour et est dès lors annulé. Nous nous retrouverons donc ce soir pour la Cér:. d’Init:. de Messieurs ED et DG dès 19h00. Nous invitons ceux qui en auraient l’occasion à passer un coup de fil à nos FF:. les moins connectés pour faire passer le message.
Pour la COD,
Amitiés Fraternelles,